La Paz, sens dessus dessous – Bolivia

– Du 19 au 22 mai 2017 –

Comme on vous le disait à la fin de l’article précédent, on vous emmène pour un plongeon dans la jungle urbaine de La Paz ! Des déferlements de piétons, des vendeurs ambulants à tous les coins de rue, des minibus en enfilade dans des rues trop étroites, des défilés, des danses de rue, des concerts de klaxons… Et on ne vous parle pas des odeurs de gasoil, de poussière et de détritus.

Rues de La Paz

Cette ville ne peut laisser indifférent. Perchée entre 3600 et 4100 m d’altitude, il y a une originalité ici : les riches sont en bas et les pauvres en haut. Et oui, dans le fond de la vallée le vent souffle beaucoup moins que sur le plateau et à cette altitude, 500 m font la différence sur la température. Il vaut donc mieux vivre au plus bas !

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Les buildings en bas, les quartiers plus pauvres en hauteur

Au fait, savez-vous quelle est la capitale de la Bolivie ? En arrivant, nous étions bien persuadés que c’était La Paz. Peut-être le saviez-vous, mais la capitale constitutionnelle du pays est en fait Sucre. Pour les boliviens, La Paz est la capitale administrative, qui regroupe les pouvoirs législatifs et exécutifs, et le siège du gouvernement. Sucre ne détient plus que le pouvoir judiciaire.

Nous avons pu profiter de la nuit des musées pour visiter le parlement. Cette journée semble avoir un grand succès comme chez nous car il y avait de longues files à l’entrée de chaque musée ou bâtiment ouvert au public.

File devant le parlement, hall d’entrée avec les photos des parlementaires au fil des mandats et vendeurs de rue

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Le parlement

A l’intérieur, avec la statue d’Evo Morales

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Brochettes de rue à la sortie

L’évolution anarchique de La Paz n’en a malheureusement pas fait une très belle ville. Un bel exemple en est le passage d’un boulevard très circulant au pied de la cathédrale, alors qu’une belle place aurait rendu l’endroit plus agréable. Le coeur de la ville est la place Murillo, mais là encore on a l’impression d’une ville un peu à l’abandon.

La cathédrale

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La plaza Murillo, coeur de la ville, avec un grand building la défigurant au fond

De nombreux bâtiments manquent d’entretien et donnent à la ville un aspect délabré. Ajouté à cela les enchevêtrements de fils électriques, voilà ce que ça donne en images :

On trouve ici un marché étonnant : le marché des sorcières, avec ses produits aphrodisiaques et ses diseuses de bonne aventure. Vous pouvez y acheter des becs de toucan séchés pour soigner et protéger des mauvais esprits ou encore des foetus de lama à enterrer sous la 1ère pierre lorsque vous construisez votre maison, en tant qu’offrande à la Pachamama (Terre-Mère).

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Les foetus de lama

Le musée de la coca que nous sommes allés visiter nous en a appris beaucoup sur cette plante sacrée des Andes : son histoire, très liée à celle des peuples et à la colonisation, comment la mastiquer, ses vertues, son usage médicinal et ses dérivés anesthésiques et bien sûr le fléau lié à sa transformation en cocaïne. L’occasion également de boire un bon maté de coca ou une bière à la coca !

Après avoir arpenté les rues du centre ville, nous montons au mirador de Killi Killi. De là, la vue est à 360° sur la ville : elle s’étend dans toute la cuvette, avec ses buildings du quartier des affaires tout au fond et ses maisons de briques rouges sur les flancs des montagnes. On voit également très bien la montagne Illimani qui culmine à 6438 m et domine la ville.

Montée au mirador de Killi Killi

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La Paz ne nous aura pas charmé mais nous y avons passé trop peu de temps. On peut imaginer qu’à mieux la connaître, elle soit capable de vous dévoiler ses secrets et devenir attachante. On y aura quand même fait une sacrée descente en VTT, qu’on vous raconte dans le prochain article !


La Vidéo


Histoire d’eau

Recettes d’ailleurs

LE CHAIRO

A La Paz, nous sommes dans les Andes et comme tout lieu de montagne, on y mange beaucoup de soupes. Le chairo est la soupe de base des paceños, les habitants de La Paz. Aux origines précolombiennes, elle était préparée à l’époque pour les gens de la campagne qui allaient travailler aux champs loin de chez eux. Les ingrédients permettaient de la garder dans le temps : traditionnellement chuño, patate douce, maïs, et viande séchée. La chuño est une spécialité des Andes, pomme de terre déshydratée par des cycles d’exposition au soleil et au gel. Cela permet de conserver pour de longues périodes les pommes de terre et de rendre comestibles celles qui ont poussé en altitude et sont amères.

Quand le chairo fut amené en ville, on y ajouta d’autres ingrédients comme la carotte ou le blé.

chairo

Les ingrédients

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Préparation

  • Faire chauffer l’eau dans une casserole et ajouter les viandes. Retirer l’écume qui se forme et faire bouillir. Laisser cuire une heure.
  • Ajouter les fèves, les petits pois, les carottes, les pommes de terre et laisser cuire encore 15 minutes.
  • Ajouter le maïs et le blé. C’est prêt quand la pomme de terre est cuite.
  • Dans une autre casserole, faire chauffer de l’huile et blondir l’oignon, ajouter le piment et les épices. Laisser cuire un petit peu puis ajouter cette préparation à la soupe.
  • Laisser cuire encore 10 minutes.
  • Une fois prêt à servir, saupoudrer de menthe et déguster !

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