Sucre, la ville aux multiples noms – Bolivia

– Du 23 au 26 mai 2017 –

Après une douzaine d’heures de bus en venant de La Paz, nous voici arrivés à Sucre. A l’image d’Arequipa, c’est une ville au riche patrimoine et dont le baroque des bâtiments blancs des XVIIIè et XIXè siècles attire les visiteurs. Son centre ville est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1991.

La cathédrale métropolitaine, monastère de la Recoleta et rue en descendant du mirador du même nom

Nous sommes toujours dans les Andes, à 2780 m d’altitude. Le climat y est plus doux qu’à La Paz mais surtout l’impression en arrivant dans cette ville est bien différente : on ne se sent pas dans une capitale ici, plutôt dans une paisible ville provinciale. Pourtant c’est en 1825 que Sucre devient officiellement capitale de la Bolivie, au moment de l’indépendance. C’est en l’honneur du maréchal Antonio José de Sucre que la ville a été rebaptisée, le compagnon d’armes du libérateur Simón Bolívar. C’est ensemble qu’ils ont oeuvré pour l’indépendance de la Bolivie, de l’Equateur, de la Colombie, du Pérou et du Venezuela.

La Casa de la Libertad, où fut signée l’indépendance de la Bolivie en 1825, regroupe des portraits de Simón Bolívar, du maréchal Antonio de Sucre et des différentes figures de l’indépendance. On peut y voir la déclaration d’indépendance. Le bâtiment fut transformé en musée retraçant les évènements les plus importants de l’histoire bolivienne. Il représente le coeur du pays.

La Casa de la Libertad

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Le palais national

Ce n’est que lors de l’indépendance que la ville prend son nom actuel : « l’Illustre et Héroïque Sucre ». Son nom originel était Charcas jusqu’en 1538, puis La Plata de 1538 à 1776, et Chuquisaca de 1776 à 1825.

A la fin du XVIIIème siècle, la ville perd sa principale ressource après le déclin de Potosi et son immense mine d’argent. Le siège du gouvernement fini par être transféré à La Paz en 1899 suite à une guerre civile perdue par les conservateurs de Sucre face aux libéraux de La Paz.

Aujourd’hui Sucre est le siège de la Cour Suprême. Elle est devenue une ville universitaire importante et abrite de nombreux cabinets d’avocats et de notaires.

Par le hasard du calendrier, notre séjour à Sucre coïncide avec la commémoration du mouvement indépendantiste du pays, daté au 25 mai 1809. C’est l’occasion pour nous de voir la fierté des habitants de Sucre, qui revendiquent haut et fort la qualité de capitale de leur ville et d’assister à des défilés chaque jour différents. En effet les festivités s’étalent sur plusieurs jours, car c’est quasiment tout le monde qui défile !  Les différents corps de l’armée mais aussi les miniers, la brigade canine, les ouvriers, les associations sportives, les fanfares, les écoles et universités, les clubs de tricot et j’en passe !

Habituellement le président fait le déplacement mais nous n’aurons pas la chance d’apercevoir Evo Morales. C’est le vice-président Álvaro García Linera que nous verrons apparaître au balcon.

Nous avons accompagné les sucréniens, évidemment, avec un chorizo chuquisaqueño, spécialité de Sucre et une bière noire.

Une vue sur la ville au mirador du quartier de la Recoleta :

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Notre prochaine étape : Potosi. Trois heures de bus ?!? Une broutille sur ce continent.

Si vous ne connaissez pas l’expression de Don Quichotte « cela vaut un Potosí », on vous invite au prochain article !

 


La vidéo


Histoire d’eau


Recettes d’ailleurs

LA SALTEÑA

La salteña, originaire d’Argentine, est la version bolivienne de l’empanadas, ce chausson de pâte brisée fourré. C’est la nourriture de rue par excellence que l’on trouve dans toute l’Amérique du Sud, sous le nom plus répandu d’empanadas. Les salteñas ont pour origine les empanadas de caldo (tarte au bouillon), connues sous ce nom jusqu’aux années 1960.

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La salteña est fourrée de différents légumes, de viande en morceaux et du bouillon qui a servi à cuire la viande et les légumes, ou de fromage. Mais en fait on peut en trouver pour tous les goûts ! On y découvre parfois des oeufs durs, des olives, des raisins secs. Elle se mange principalement le matin mais les vendeurs en proposent à toute heure de la journée. Elle a donné son nom à la pause que le pays s’accorde entre 10h et midi.

Ingrédients pour 6 personnes

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Préparation

La garniture (= le « pino »)

  • Faire revenir les oignons coupés en petits dés dans la margarine. Ajouter la viande hachée et tous les condiments, retirer du feu.
  • Ajouter les pommes de terre cuites coupées en dés et les petits pois.
  • Ajouter la gélatine dissoute dans 2 tasses d’eau bouillante et une tasse d’eau froide (idéalement, pour que ça ait du goût, du bouillon d’os dégraissé). Bien mélanger et laisser prendre.

La pâte

  • Mélanger la farine et la margarine jusqu’à obtenir une pâte en petits morceaux. Ajouter le sucre caramélisé. Pétrir longtemps pour obtenir une pâte souple et homogène.
  • Laisser reposer une nuit au réfrigérateur, dans un sac en plastique.

Confection des salteñas

  • Avec la pâte former des petites galettes rondes, les garnir avec le “pino”, une rondelle d’oeuf dur, une olive noire.
  • Mouiller le bord de la galette, plier en deux, fermer parfaitement en formant un bourrelet de pâte sur le dessus. Peindre avec un oeuf battu pour la dorure.
  • Placer au four à température élevée (300 °C) pendant 7 à 10 minutes. Elles sont cuites lorsque la surface est dorée.

Chaque maison a sa recette et sa façon de les confectionner. C’est toujours un plaisir d’en goûter à chaque échoppe !

 

2 commentaires sur « Sucre, la ville aux multiples noms – Bolivia »

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