Le Sud Lipez et le Salar d’Uyuni, la parenthèse enchantée – Bolivia

– Du 29 mai au 1er juin 2017 –

En partant de Tupiza, nous ne savions pas trop à quoi nous attendre. Bien sûr le Salar d’Uyuni nous évoquait beaucoup d’images, une immensité blanche à s’y perdre. Mais le Sud Lipez était une inconnue pour nous. A part le post de Thomas Pesquet depuis la Station Spatiale Internationale de ce lac couleur sang, nous n’avions pas vraiment idée de ce que nous allions voir. C’est qu’on ne se renseigne pas toujours beaucoup à l’avance, on aime bien les surprises !

Et bien nous n’avons pas été déçus ! Ces 4 jours ont été magiques, probablement ce qu’on a vu de plus beau depuis notre départ.

Comme on ne change pas une équipe qui gagne, je vous laisse deviner…

C’est avec Sam et Alex que nous embarquons pour cette belle aventure. Car oui ça a bien été une aventure, on vous en raconte quelques épisodes. Et sans oublier Victor, notre chauffeur digne du Dakar et Fortunata, notre merveilleuse cuisinière, sans qui ces 4 jours n’auraient pas été les mêmes. Deux autres 4×4 font partis du cortège, une voiture ne part jamais seule pour cette expédition.

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C’est donc tous les 6 que nous partons de bon matin dans notre 4×4 à toutes épreuves.

Lors de notre première journée nous roulons beaucoup pour rejoindre notre étape du soir, à l’entrée de la réserve naturelle Eduardo Avaroa. Nous quittons les quebradas de Tupiza et ce décor de Far West pour rejoindre ces montagnes envoutantes. Nous passons par la Ciudad del Encanto (cité mi-boueuse mi-rocheuse forgée par la pluie et les vents), les ruines de San Cristobal, ancien village minier de l’époque coloniale aujourd’hui abandonné et la Laguna Morejón, lac salé offrant un superbe panorama sur le volcan Uturunku. Les lamas sont quasi omniprésents, on en croise régulièrement.

Quebradas de Tupiza

Ciudad del Encanto. Vous remarquerez la forme de l’Amérique Latine au milieu à gauche

Ciudad del Encanto

Les lamas 🙂 Les couleurs sur leurs oreilles servent aux éleveurs pour retrouver leurs bêtes

Ruines de San Cristobal

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Laguna Morejón

Une direction cassée sur le 4×4 ?! Pas de souci, nos chauffeurs sont également mécano et vous réparent ça en 30 minutes !

Nous entrons dans la réserve nationale Eduardo Avaroa en fin de journée. On nous dit que toutes les routes de la réserve ont été déneigées et que l’on peut donc toutes les emprunter. Chouette ! Car les 4×4 partis les jours précédents n’ont pas pu y accéder et en partant de Tupiza nous ne connaissions pas la situation. En fait on verra que ce n’était pas tout à fait vrai et que certaines routes étaient impraticables…

Il fait un froid polaire au gîte de Quetena Chico, mais Fortunata est un ange et nous prépare exactement ce qu’il nous faut pour nous réchauffer l’âme.

Le deuxième jour, c’est parti pour la réserve et ses merveilles. Un premier arrêt à la Laguna Hedionda, passage par un gisement de potassium (non ce n’est pas un salar) puis c’est le moment d’enfiler le maillot de bain ! aux sources d’eau chaude.

Paysages et Laguna Hedionda à droite

Exploitation d’un des nombreux gisements de salpêtre (nitrate de potassium)

Bain dans les eaux thermales (pas possible de quitter le bonnet !)

Le paysage est magnifique : montagnes, volcans, lagunes, étendues désertiques, roches colorées et la neige qui ajoute encore plus de charme, les lamas, autruches, chinchillas et flamands roses. Nous sommes émerveillés. Notre route nous amène jusqu’au Desierto de Dalí, qui porte bien son nom avec ses roches isolées, comme posées là, qui sont en fait des projections volcaniques. On se croirait dans un tableau du célèbre peintre Salvador Dalí qui figurait ce type de décor en arrière-plan d’un grand nombre de ses compositions.

 Autruche, flamands roses et notre Jeep

Une lagune parmi d’autres

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Desierto de Dalí

Paysages

Nous nous trouvons tout au sud de la Bolivie, à la frontière avec le Chili. C’est à cet endroit que nous sommes obligés de faire demi-tour, nous ne pourrons pas voir la Laguna Verde que nous espérions. Mais c’est pas grave, ce sera d’autres aventures ! Nos chauffeurs tenteront de nous emmener à la Laguna Colorada, particulièrement colorée en fin de journée, mais ce sera un échec pour aujourd’hui. Il y a beaucoup trop de neige sur la route, il ferait nuit le temps de la dégager.

Quand la neige est contre nous… Discussion entre chauffeurs, tentatives de passage

Les grands enfants 🙂

Victor notre chauffeur et Fortunata notre cuisinière

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Deuxième étape à Quetena Grande, voisine de l’étape précédente.

Au petit matin du 3ème jour, nous partons à l’assaut de la Laguna Colorada (la lagune couleur sang !). Après une bonne heure passée à déneiger notre route (qui a valu à Fabien le surnom de « el hombre de la nieve » (l’homme de la neige) après celui de « el hombre de la montaña ») de la part de Victor, nous découvrons cette lagune. Magique, magnifique. Nous contemplons. Les flamands roses rajoutent à cette magie rendue possible par des algues rouges.

Déneigement de la route pour atteindre la Laguna Colorada

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Laguna Colorada

Après quelques kilomètres et toujours dans des décors grandioses, nous arrivons sur un site de peintures rupestres. On trouvait que les représentations évoquaient d’étranges petits hommes verts avec leurs antennes (parce que ça aurait été quand même plus cool), mais un archéologue mexicain nous dira plus tard que les « antennes » et couronnes sur les représentations humaines représentaient des chamans. Puis nous passons par un ensemble de roches étonnantes portant différents noms : la Copa del Mundo (vous voyez la ressemblance ?), Italia Perdida (une touriste italienne s’y serait perdue ??) et el Corazon Compartido (le coeur brisé).

Peintures rupestres

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Copa del Mundo

Italia perdida

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Corazon compartido

Après le Cañon de la Anaconda et son rio qui serpente au fond, le dernier stop de la journée sera la Laguna Negra. Un véritable havre de paix avec ses canards qui batifolent et ses lamas qui paissent tranquillement.

Cañon de la Anaconda

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Laguna negra

Notre dernière étape après une crevaison et un changement de roue en un temps record par Victor : à l’orée du Salar d’Uyuni, dans un hôtel de sel. C’est vrai que c’est pas ce qui manque ici ! Murs, sol, tabourets en sel, finalement c’est bien isolant ! Il y fait moins froid que dans les autres gîtes. Et en plus Fortunata nous concocte des lasagnes ! On l’adore.

Changement de roue

Il fait chaud dans la cuisine 🙂 et apéro de dernier soir

Quatrième et dernier jour, l’apothéose : le Salar d’Uyuni !  Départ à 5h pour assister au lever de soleil sur l’Isla Incahuasi, l’île aux cactus. Difficile de vous décrire cette beauté. Il ne doit pas se trouver beaucoup de lieux qui vous transportent à ce point. Les photos parleront bien mieux que nous.

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Nous redescendons de l’île, encore tout émerveillés et le petit déjeuner nous attend, sur cette immense croute de sel. Fortunata n’a encore pas beaucoup dormi cette nuit pour nous cuisiner ses merveilles.

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Nous finissons par des kilomètres sur le salar, nos obligatoires photos perspectives de gosses et un dernier déjeuner partagé ensemble dans un hôtel de sel.

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C’est l’arrivée à Uyuni et la fin d’un périple qui aura été formidable.

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Merci à vous les amis !

Uyuni, la ville Far West et la vendeuse de délicieux gateaux au chocolat

Nous profitons de nos 48 heures à Uyuni pour aller voir le féerique cimetière de trains. Ces locomotives et wagons ont servis au transport de minerais, aujourd’hui abandonné. En voici quelques photos.

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Notre devise !!!

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Le cimetière de trains

C’est le moment de nous séparer de nos compagnons de voyage Samantha et Alexis et de nous diriger vers le désert d’Atacama au Chili. Bon vent à vous !


Recette d’ailleurs

LES HUMITAS

Ces en-cas peuvent se déguster à toute heure de la journée. Ils sont d’origine pré-hispanique et la recette aurait au moins 5000 ans. Vous pouvez adapter cette recette selon vos envies : ajout de fruits secs comme des raisins ou abricots, ajout de viande hachée, poulet… par exemple.

humita

Les ingrédients (pour 2 personnes)

  • 18 épis de maïs
  • 3 cuillerées de beurre
  • 2 cuillerées d’huile
  • 3 cuillerées d’oignon finement haché
  • 800 g de tomates pelées, sans peau
  • ½ verre de lait
  • 2 poivrons rouges finement hachés
  • 1 cuillerée de poivron rouge doux moulu
  • 4 cuillerées de fromage râpé
  • 1 petite cuillerée de sucre broyé
  • sel
  • poivre

La préparation

  • Peler et laver les maïs en conservant les feuilles
  • Râper les maïs (avec une râpe à fromage)
  • Mettre l’huile et le beurre dans une poêle, faire mijoter l’oignon avec le poivron rouge jusqu’à ce que l’oignon soit transparent
  • Ajouter les tomates, le poivron rouge moulu, le sel et le poivre
  • Cuisiner pendant 10 minutes
  • Retirer de la cuisson
  • Ajouter le maïs, le lait, le fromage et le sucre
  • Mettre deux feuilles de maïs en croix
  • Placer deux cuillerées de humitas dans le centre
  • Entourer comme pour faire des paquets
  • Attacher avec des rubans de la feuille de maïs
  • Faire cuire les humitas à la vapeur pendant une demi heure
  • Servir chaud avec les feuilles de maïs

 


La Vidéo

 

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