Taha’a, la reine de la vanille – Polynésie Française

– Le 23 juillet 2017 –

Les îles de Raiatea et Taha’a sont très proches l’une de l’autre et se partagent le même lagon. A l’origine, les deux îles étaient collées, n’en formant qu’une, puis elles se sont séparées. Nous en faisons le tour en bateau, en faisant quelques arrêts.

Dans le lagon de Taha’a

Nous commençons par découvrir une vanilleraie. La vanille de Polynésie est majoritairement produite à Taha’a. Elle y est cultivée de façon traditionnelle et est considérée comme l’une des meilleures du monde. On l’appelle l’or noir de la Polynésie.

La culture traditionnelle implique que cette orchidée si particulière pousse enroulée autour d’un arbre duquel elle puise la matière même pour se nourrir et trouve dans le sol d’autres minéraux.

Vanilleraie traditionnelle : lianes de vanille sur les arbres, vanille récoltée fraiche et après séchage

La culture plus industrielle a lieu sous ombrelle, la vanille pousse hors-sol et s’enroule à un poteau en ciment. Le goût s’en trouve évidemment amoindri.

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Vanilleraie hors-sol sur poteau en ciment

Nous découvrons également les graines de tamanu dont les polynésiens tire une huile aux propriétés cicatrisantes, utilisée couramment même dans les hôpitaux sur les plaies et les cicatrices de chirurgie.

Graines de tamanu et processus de filtrage pour obtenir l’huile de tamanu, formidable cicatrisant

Nous faisons ensuite un arrêt dans une ferme perlière. On nous explique comment les perles sont « fabriquées » par l’huître. Vegan, vous abstenir, le processus de fabrication est complexe et traumatisant pour l’huître !

La ferme perlière et le matériel de production

Après avoir collecté du naissain d’huître (larves), il est placé quelques mètres sous la surface de l’eau pendant 12 à 24 mois. On obtient alors des huîtres juvéniles de 5 à 10 cm. Une seconde phase de croissance est nécessaire pour obtenir des huîtres de taille suffisante pour être greffées (9 à 11 cm). Cette phase dure de 3 à 12 mois.

La croissance du naissain

La deuxième étape est la greffe. Un nucléus est introduit dans la poche perlière de l’huître receveuse, ce qui peut engendrer des lésions. On y insère en même temps un greffon d’une huître donneuse, c’est-à-dire un petit morceau de 1 mm de son manteau.

Le mise en place du greffon

Une fois inséré dans l’huître receveuse, le greffon fusionne avec ses tissus et un sac perlier se développe autour du nucléus. Par ses sécrétions organiques et minérales, le sac perlier joue un rôle primordial dans le dépôt des couches de nacre autour du nucléus. C’est le point de départ de la future perle. S’en suit une phase d’environ 45 jours pendant laquelle interviennent les phénomènes de rejet du nucléus et de mortalité post-greffe.

La greffe

L’opération de greffe est un processus traumatisant et certaines huîtres rejettent leur nucléus ou meurent. Certaines peuvent produire de petites perles sans nucléus que l’on appelle des keshi. Celles qui survivent et qui retiennent le nucléus sont élevées en mer dans des casiers. La durée de la phase de perliculture nécessaire pour former une couche de nacre de 0,8 mm d’épaisseur est d’environ 18 mois.

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Coquilles d’huîtres avec cette nacre noire aux reflets colorés de Tahiti

Notre dernier arrêt est sur un motu (îlot) pour un déjeuner suivi de la découverte du jardin de corail. C’est l’un des plus beaux que l’on a vu en terme de faune aquatique. Un vrai aquarium !

Sur le motu

Jardin de corail : très drôles, ces poissons et poulpe…. Vous avez vu Némo dans son anémone ?

Au retour, nous passons devant la propriété de Joe Dassin, située au niveau de la seule plage de l’île, qu’il acquit dans les années 70. Malheureusement il ne profitera pas longtemps de son bout de paradis, il mourra brutalement d’une crise cardiaque dans un restaurant de Papeete en 1980.

Terrain de la propriété de Joe Dassin à gauche, église et île de Raiatea vue de Taha’a à droite

C’est la fin de notre week end, nous rentrons à la ferme pour la semaine. A bientôt pour de nouvelles aventures, à Bora Bora !


Vidéo


Recettes d’ailleurs

On vous partage une recette que nous avons beaucoup appréciée : le poisson cru à la tahitienne !

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Ingrédients (pour 3 personnes)

  • 200 g de thon rouge ou blanc (le thon de l’Atlantique est très gras pour être mangé cru, préférez celui de Méditerranée. Peut également se faire avec du lieu jaune ou du saumon)
  • 3 tomates
  • 2 carottes
  • 1 concombre
  • 1 brique de lait de coco
  • 3 citrons verts
  • 3 gousses d’ail
  • 1 oignon blanc

Préparation

  • Découper le thon en cubes et le faire mariner dans le jus de 2 citrons, pendant 5 à 7 minutes pour avoir un poisson rosé
  • Pendant ce temps, couper les tomates en quartier, le concombre en petits morceaux, les oignons et l’ail en lamelles et râper les carottes
  • Mettre le thon dans un saladier avec les légumes, saler à votre goût
  • Incorporer le lait de coco dans le saladier, qui va stopper la « cuisson » du poisson par le jus de citron
  • Servir avec du riz blanc

C’est prêt ! Facile, non ?

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